Les prédateurs et déprédateurs sont des espèces qui peuvent occasionner des prédations sur la faune sauvage et/ou des déprédations. Ces dernières peuvent être des dégâts à l’agriculture, à l’élevage, aux biens ou des nuisances. La santé et la sécurité publiques peuvent aussi être mises en défaut par certaines espèces. Ces éléments font que certaines de ces espèces sont susceptibles d’être classées nuisibles.

Les chasseurs sont concernés par la prédation exercée par certaines espèces sur la faune gibier mais ils ne sont pas les seuls acteurs à « subir » celles-ci. Les intérêts à réguler ces espèces prédatrices ou déprédatrices sont multiples et pour certains, d’ordre public.

Par exemple, le renard roux et le ragondin peuvent troubler la santé publique à cause des maladies qu’ils véhiculent (échinococcose alvéolaire et rage pour le renard, leptospirose pour le ragondin). Les corvidés en zones urbaines ou péri-urbaines occasionnent des nuisances aux riverains et la fouine s’attaque par exemple à l’isolation des habitations. Le renard occasionne entre autres des dégâts sur les élevages avicoles, la martre aux ruches et les corvidés sur les semis de céréales et d’oléoprotéagineux.

La FDC 71 recherche une meilleure connaissance de ces espèces ainsi que des dégâts qu’elles occasionnent. Une attention particulière est portée pour limiter les populations de prédateurs et de déprédateurs sur des zones sensibles. Ce sont par exemple les communes où des opérations en faveur du petit gibier sont en cours, les élevages ou certaines cultures agricoles. La limitation des espèces prédatrices et déprédatrices par des méthodes sélectives est encouragée.

Les espèces pour lesquelles la FDC 71 est particulièrement attentive sont les mustélidés (blaireau, putois, fouine, martre et belette), le renard roux, les corvidés (corbeau freux, corneille noire, pie bavarde et geai des chênes), l’étourneau sansonnet, le ragondin et le rat musqué. Ces espèces sont toutes des espèces classées gibiers ce qui permet de les chasser (chasse à tir, chasse au vol, vénerie sur et sous terre selon les espèces). Le classement  nuisible pour certaines d’entre elles permet de les détruire par d’autres moyens et/ou pour d’autres périodes que la chasse (destruction à tir ou au vol, déterrage, piégeage selon les espèces). Il faut consulter les textes réglementaires en vigueur pour connaître le classement des espèces et les moyens de régulation (Réglementation – Documents utiles).

La déclaration volontaire de dommages

Chasseurs, piégeurs, agriculteurs, particuliers, propriétaires, il est important de déclarer les dommages dont vous êtes victimes. La FDC 71 met à votre disposition une fiche de déclaration de dommages que vous devez retourner à la FDC 71 qui centralise les attestations et exploitent les informations sur la nature des dommages, les pertes estimées et les espèces mises en cause. Ces informations permettent notamment d’argumenter  pour le classement nuisible des espèces.

Déclaration de dommages