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ESPACES REMARQUABLES
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LES CHASSEURS AU SERVICE DE LA NATURE EN SAONE-ET-LOIRE :
Abandonné par l'agriculture traditionnelle ou détruit par une politique systématique de remembrement ou d'asséchement des territoires, le milieu rural a subi des transformations importantes depuis plusieurs décennies. Celles-ci ont entraîné l'uniformisation du paysage et la banalisation de la faune et de la flore qui caractérisent une partie de notre territoire national. La réhabilitation des milieux et l'une des principales actions menées en collaboration avec la Fondation pour la Protection des Habitats de la Faune Sauvage.
« Acheter des terrains pour les restaurer et les gérer au mieux des intérêts de la faune sauvage, c’est la grande œuvre entreprise en 1979 par Jacques Hamelin et que nous poursuivons aujourd’hui.
Les chasseurs de France peuvent être fières de leur fondation qui s’attache à la préservation de milieux remarquables mais aussi de sites moins prestigieux et qui fondent le socle de la biodiversité ordinaire, celle où nous vivons, celle où nos enfants vivront. » |
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LA PRAIRIE DE TAGEAT :
Situées sur la commune de VARENNES SAINT SAUVEUR, ces prairies inondables sont acquises en 1998 par la Fondation Nationale pour la Protection des Habitats Français de la Faune Sauvage. Elles sont gérées et entretenues par la Fédération régionale des chasseurs de Bourgogne.
Intérêt écologique et patrimonial: Ce site diversifié par plusieurs unités de végétation permet d'accueillir différents cortèges floristiques. De ce fait, plusieurs espèces végétales et animales d'intérêt régional, national ou supra-national utilisent ce milieu.
Destination: Maintenir ces prairies humides en état afin de garder toute la biodiversité existante.
Travaux engagés: Entretien des prairies par fauchage annuel tardif et enlèvement du foin ; création d'une mare. |
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ROMANECHE THORINS :
Description du territoire :
Surface : 2 ha 43 a 36 ca dont trois plans d’eau d’une surface d’environ 1 ha.
Biotope :
Zone marécageuse inondable situées dans la vallée de la Saône aux confins du Sud du Maconnais et du Nord du Beaujolais. Le site est composée d’une végétation arbustive et de haut jet (Eglantiers, Pruneliers, Saules marsault, Aulnes glutineux, Laîches et plantes inféodés aux milieux humides).
Intérêt cynégétique et particularismes : |
Le site idéalement placé offre quiétude et nourriture à l’avifaune migratrice. Sur ce secteur, est observé entre autre le Courlis cendré au printemps. En accord avec la société de chasse local, le territoire est en réserve.
Populations, espèces locales ou migratrices :
On rencontre des espèces sédentaires tel que le chevreuil, le sanglier, le faisan. C’est surtout pour l’avifaune migratrice que le site est accueillant. Les anatidés, les rallidés, les limicoles y sont observés lors des migrations et de l’hivernage.
Destination :
Création d’un site d’intérêt faunistique et floristique, par l’entretien et le maintien de la capacité d’accueil du milieu.
Travaux réalisés :
Réouverture du milieu par le défrichage et l’abattage des arbres répertoriés, curage des fossés et création de trois plans d’eau avec étude préalable de la topographie du site et des fluctuation du niveau d’eau. Travaux de broyage tous les deux ans après la nidification.
Avenir :
Limiter l’entretien mécanique par le pâturage d’équidés afin de maintenir une ouverture du milieu favorable à l’avifaune. Maîtriser et garantir une bonne capacité d’accueil sans intervention mécanique.
Coût des travaux réalisés :
Les travaux ont eut un coût de 18 506 € financé à hauteur de 11 830 € par le Fond de Gestion de l’Espace Rural, la différence ayant été financé par la Fédération Départementale des Chasseurs de la Saône et Loire.
Jachères environnement et faune sauvage
La Jachère environnement et faune sauvage (JEFS) est issue de l’instauration du gel obligatoire d’une partie des surfaces implantées en céréales et oléo protéagineux par les exploitants agricoles, lors de la mise en oeuvre de la Politique agricole commune européenne. Le principal écueil de cette règlementation est l’obligation faite aux exploitants d’ « entretenir » leurs parcelles en jachère afin de limiter la montée à graines des plantes adventices sous peine de fortes sanctions financières. Dans notre département cela se traduit très souvent par l’utilisation du broyeur comme outil d’entretien. Celui-ci se révèle désastreux pour la faune et les espèces de gibier qui fréquentent volontiers ces couverts, particulièrement intéressants pour accomplir leur cycle biologique.
La JEFS est le fruit du travail des chasseurs qui ont négocié de l’échelon européen à l’échelon départemental les conditions réglementaires d’installation des différents types de couvert autorisés sur une parcelle « gelée ». La JEFS a été mise en oeuvre en Saône et Loire en 1994 et reconduite depuis chaque année. Les 2 principaux objectifs de la JEFS sont d’éviter le broyage de ces parcelles en jachère particulièrement attractives pour la faune en période de reproduction ou d’offrir le gîte et la nourriture en automne et en hiver notamment par l’implantation de céréales. Pour les exploitants, c’est un moyen d’entretenir les parcelles gelées et de conserver leur pouvoir agronomique. La mise en oeuvre de la JEFS nécessite chaque année la signature d’une convention tripartite entre la Direction départementale de l’agriculture, la Chambre d’agriculture et la Fédération des chasseurs. Un cahier des charges et un contrat liant l’exploitant, le détenteur de droit de chasse et la Fédération des chasseurs de la Saône et Loire sont aussi mis à jour annuellement. Une compensation financière est versée à l’exploitant qui implante une JEFS. Elle est prise en charge par la Fédération, les chasseurs locaux et le Conseil régional.
En Saône et Loire, les surfaces concernées par l’obligation de gel sont proportionnellement les plus faibles de la région Bourgogne, la filière céréalière occupant une surface relativement peu importante dans le département. Malgré cela, le nombre d’hectares en JEFS ne cesse de progresser depuis 1994 et dépasse les 200 en 2007. Les études scientifiques réalisées à ce jour sur les JEFS démontrent largement leur intérêt en faveur de la biodiversité et de différentes espèces de gibier (lapin de garenne, lièvre, perdrix grise, alouette des champs…, mais également grand gibier). Ce dispositif profite également à bien d’autres espèces de faune sauvage, il est par exemple intégré aux opérations menées pour maintenir les habitats d’espèces protégées emblématiques comme l’Outarde canepetière. De nombreux oiseaux utilisent les JEFS comme source de nourriture au cours de leurs déplacements migratoires etc. Bien entendu, ces résultats sont à rapprocher des conditions d’implantation, des types de couverts et des surfaces concernées. Les jachères fleuries sont également réalisées dans le cadre des contrats JEFS. Elles sont particulièrement intéressantes pour certains insectes et notamment les abeilles et permettent de sensibiliser le grand public aux efforts que font les chasseurs et les agriculteurs en faveur de la faune et des paysages.
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